Bonjour, nous sommes à Mopti, plus que 60 km pour arriver à Bandiagara et laisser bus et matériel scolaire.
Quelques impressions du voyage :
Depuis Nouakhchott, où nous avons été très bien accueillis à l'auberge par Olivia, nous avons traversé le Mali.
La campagne électorale a commencé ce soir là : campagne pour les municipales et les législatives. Puis en traversant tous les villages sur la route, nous avons trouvé beaucoup d'animation : les différents partis avaient une tente pour accueillir, avec force slogans et musique sur haut parleur, les sympathisants et autres. Nous avons été doublés souvent par les magnifiques 4x4 des élections qui se baladent de village en village. Les enfants portaient des écharpes aux couleurs verte ou rose selon les partis. Ne me demandez pas plus de précisions sur leur programme. Les slogans étaient très anonymes .
Le pays est très aride et les villages du bord de route étaient construits autour d'un "chateau d'eau" ou plutôt réserve d'eau. L'habitat est très dispersé. Ce sount souvent des tentes et parfois des cabanes. beau coup de monde. On traverse des villages pleins de commerces au bord de la route. On y vend de tout.
Le pays est très musulman et il nous a été parfois difficile de photographier.
Au sortir de la Mauritanie, la route goudronnée s'est arrêtée et nous avons passé les frontières sur une piste, pas très commode pour le bus. Mais quand on voit les camions et leur chargement passer, on se demande pourquoi il n'y en a pas plus qui se renversent. pas de problème à la frontière si on a de la patience.
Au Mali, on retrouve le bitume jusque Nioro du sahel. Là on cherche la douane pour les déclarations. Croyez-vous qu'elle est sur la grand route ? Eh bien non, elle est dans une impasse et nous avons du traverser le terrain de foot ds gamins !
Le Mali, après la saison des pluies qui se termine en octobre, est plus vert. On y rencontre les premiers baobab (voir photo d'hier). De grand troupeaux autour des mares d'eau : des chèvres, des vaches à bosse.
Mais le trajet était plus difficile vu l'état de la route. On commence par 30 km de piste. Fatigués nous avons dormi à la belle étoile. puis re-goudron et ensuite 135 km de piste hyper poussiéreuse. la poussière rouge qui s'infiltre partout.
Arrêt pour quelques uns à Bamako, et là, on comprend pourquoi Eric n'a pas voulu y entrer avec le car. Circulation pratiquement impossible, pollution due aux mobylettes, voitures ...
Après Bamako, la route, toujours aussi verdoyante selon les personnes qui l'on empruntée en février en pleine saison sèche, est perturbée par les multiples ralentisseurs non signalés à l'entrée des villages (non signalés aussi).
Da'illeurs, premier pépin du bus : avec les secousses, la porte avant est tombée d'un cran. on a pu continuer vers Mopti.