Voilà plusieurs jours que je voulais vous raconter quelques détails de la vie quotidienne. Les lignes internet sont difficiles à trouver, il faut beaucoup ramer,... et le bus n'attend pas toujours.
Je vous parle de quelques photos ratées ou que vous ne verrez pas:
Celle de quelques femmes chargées plus que des ânes, courbées sous un tas de branchages. Et comme dit Eric, l'homme (qui les a "dressées" est fort, car il n'a pas besoin d'être là pour les faire avancer). Nous étions dans le bus à ce moment là, et l'appareil photo n'était pas à portée de main.
D'ailleurs, ce n'est pas toujours facile de prendre une photo de personnes: à Chefchaouen, samedi matin, nous avons voulu prendre des femmes sur une petite place en train de trier de la menthe, elles ont hurlé dès que l'appareil a été sorti.
Quand nous sommes sortis de Chefchaouen, samedi matin, vers 10h, c'était l'heure de l'entrée en classe pour les jeunes. Il y avait une multitude de gamins sur la route, c'était très impressionnant. Et là encore, pas le temps d'armer l'appareil.
Nous étions donc à Chefchaouen vendredi dans l'après-midi, nous avons donc eu le temps de parcourir les petites rues très étroites de la cité, avec les commerces. Effectivement, il y a beaucoup de bleu, et particulièrement dans les parties privatives qui débouchent sur la rue. Le bleu est censé éloigner les insectes. Vendredi, jour de prière en terre d'Islam: il y avait foule dans les rues et sur les places. Tous étaient "endimanchés", et les terrasses des cafés étaient très fréquentées.
Les environs de Chefchaouen sont propices à la culture du haschih. Et très souvent, en bord de route, en pleine campagne, des hommes de tous âges sont là, et discrètement vous font un signe pour signifier qu'ils peuvent vous vendre de l'herbe, ou de la résine. Que tout le monde se rassure, nous ne nous sommes pas arrêtés. (Je trouve déjà qu'il y a suffisamment de fumeurs de tabac dans notre groupe!).
Dans la campagne ou la montagne, la première impression est celle de zones dépeuplées. Mais il y a toujours quelqu'un qui se trouve là, à attendre un bus ou à se déplacer sur un âne ou une charrette. Surtout, ce qui est frappant ( et encore plus pour un écolo!), ce sont les plastiques qui traînent partout, et encore plus aux abords des villages. Quand les Marocains prendront conscience de la nécessité de protéger leur environnement, ils auront du boulot à nettoyer.
Nous sommes arrivés hier, lundi à Marrakech, changement de décor. Alors que nous étions partis le matin des cascades d'Ouzoud, où nous avons vu des singes en parfaite liberté, nous nous sommes retrouvés dans l'après-midi dans la pollution du centre-ville avec une circulation phénoménale: voitures, taxis, calèches, mobylettes, scooters, mais aussi pas mal de vélos et quelques ânes. Le bruit est infernal et l'asphyxie guette. Le souk est immense à proximité de la place principale et touristique, mais j'ai laissé Marie-Pierre faire des emplettes avec Betty. Nous avons dormi dans un hôtel très calme, l'hôtel Franco-Belge, avec un patio, où nous avions pique-niqué dans l'après-midi.